C.F.D.T., Interco 95, Interco Cergy Pontoise Val d'Oise
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INFOS

Notre prochain conseil syndical aura lieu le 18 Mai à Cergy  à la maison des syndicats

[LETTRE OUVERTE] “MONSIEUR LE PRÉSIDENT, PARTAGEZ LE POUVOIR ! DONNEZ DE L’AIR À NOTRE SOCIÉTÉ !”

 Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée dans Le Monde, Laurent Berger interpelle le nouveau président de la République et le met en garde si jamais il lui venait l'idée de passer en force en matière sociale.

Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée dans Le Monde, Monsieur le Président de la République,

Vous venez d’être élu par plus de vingt millions de Français qui ont choisi de vous apporter leur voix. Votre élection représente la victoire de la République sur la haine.

Fidèle à ses valeurs, la CFDT a pris toute sa part dans le combat pour faire barrage à l’extrême-droite. Il y a des moments dans l’histoire qui ne supportent pas l’ambiguïté : notre appel à voter pour vous au second tour a été clair.

Les conditions particulières de votre élection vous obligent certes à tenir compte de ceux qui vous ont soutenu, mais aussi de ceux qui ont voté pour vous, non par adhésion à votre programme, mais par rejet du Front National.  

Lors de cette élection, les Français ont exprimé autant de peur et de défiance que d’attentes et d’espoir, auxquels il faut répondre. Ce qui s'est exprimé, c’est aussi une aspiration à la fraternité, à la solidarité et à l'amélioration des conditions de vie et de travail face à la précarité, au chômage et à la pauvreté. 

C’est d’une ambition partagée et d’un projet d’avenir dont nous avons besoin pour sortir par le haut de la dépression collective dans laquelle nous sommes englués. Il faut recréer de la cohésion, ouvrir des perspectives pour chacun et pour tous les territoires de la République, lutter contre les divisions qui nous minent et le repli sur soi.

Construire un monde de progrès et de justice sociale, où chacun peut trouver sa place et mener une vie digne, où la jeunesse retrouve confiance dans l’avenir.

C’est un projet à mener au niveau européen : si la convergence économique et fiscale que vous appelez de vos vœux est indispensable, l’Union européenne doit avant tout être plus sociale et créer de la solidarité entre Etats, mais aussi entre citoyens européens. De nombreuses initiatives pourraient le permettre, comme la garantie de salaires minimum en Europe, ou d’une assurance-chômage européenne.

En France, l’urgence, c’est d’abord de créer des emplois de qualité car le chômage est insupportable. Pour cela, il ne suffira pas d’encourager les « success stories » et les aventures individuelles. Une nouvelle réforme du code du travail, surtout si elle est menée sans concertation, ne peut pas non plus être une recette miracle.

N’oubliez pas, Monsieur le Président : il n’y a pas de réformes acceptées si elles ne sont pas justes, comprises et concertées.

Vous devez investir massivement dans les emplois de demain, dans le numérique bien sûr mais aussi dans les transitions écologique et démographique.

Pour faire face aux changements, il faudra également investir dans l'émancipation des personnes, grâce à de nouveaux droits sociaux. L’accès aux modes de garde et à l’éducation dès le plus jeune âge, la formation tout au long de la vie, la garantie du pouvoir d’achat, le droit pour tous à l’accompagnement avec le Compte personnel d’activité. Voilà de quoi les travailleurs ont besoin pour être réellement libres de choisir leur vie !

Mais vous ne devrez pas oublier les plus fragiles, ceux qui doivent faire face à un « incident de parcours », ceux qui se sentent isolés dans des territoires abandonnés, ceux qui n’ont même pas le minimum pour vivre dignement. Bâtir une société inclusive pour toutes et tous en particulier les personnes vivant des situations de dépendances, de maladies, de handicaps, de solitude est un impératif moral, autant qu’une opportunité de créer des emplois locaux.

Investir dans les emplois, dans l’émancipation des personnes et protéger les plus fragiles exige une action publique présente sur tous les territoires et des fonctionnaires reconnus. 

Monsieur le Président, dans les 5 ans à venir, vous serez à la tête d’un pays qui devra faire face à d’immenses défis. Et, vous le savez bien, vous ne pourrez pas les affronter seul. Le mythe de l’homme providentiel, qui décide tout d’en haut, est un mythe dangereux pour notre démocratie. Les citoyens ne supportent plus d’être consultés une fois tous les 5 ans. Les travailleurs n’en peuvent plus d’être traités comme des êtres mineurs dès lors qu’ils passent le seuil de leur entreprise ou de leur administration.

Partagez le pouvoir ! Donnez de l’air à notre société ! Laissez de l’espace aux organisations dont la mission est de faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas. Faites confiance aux organisations qui permettent aux individus de s’organiser ensemble pour peser sur leur avenir ! Sans la démocratie sociale, la démocratie politique est impuissante. 

Monsieur le Président, dans le contexte qui est le nôtre, vous devez le pressentir, vous ne bénéficierez d’aucun état de grâce. A vous de savoir si vous voulez utiliser votre victoire pour mettre la société en mouvement vers un avenir commun, ou si vous préférez tenter de diriger d’en haut un pays qui aspire pourtant à un exercice du pouvoir profondément renouvelé. Un pouvoir partagé au service d'une société plus juste, plus écologique et plus solidaire. Nous attendons de vous des actes forts dans cette direction.

Quoi qu’il en soit, la CFDT, premier syndicat dans le secteur privé et largement implanté dans le secteur public, saura défendre sa vision de la société et ses propositions, participer aux discussions et aux négociations, et s’engager. Elle saura également s’opposer aux mesures qu’elle jugerait injustes.

La CFDT ne sera ni un allié docile, ni un opposant de principe, mais une organisation syndicale qui assume en toute indépendance  à la fois son rôle de contre-pouvoir et de contributeur à l’intérêt général.

[Historique] La CFDT première organisation syndicale du privé ! 

C’est historique : la CFDT devient la première organisation syndicale des salariés du privé, à l’issue du deuxième cycle de représentativité.
           

C’est un séisme dans le paysage syndical. Attendu, annoncé, espéré, mais non moins historique. La deuxième mesure de la représentativité des organisations syndicales du secteur privé – qui agrège les résultats du premier tour des élections DP-CE dans les entreprises de plus de onze salariés, les élections TPE et dans les chambres départementales d’agriculture – hisse la CFDT en tête des organisations syndicales représentant les salariés du secteur privé, à 26,37 %. Elle progresse ainsi de 0,37 point, mais surtout de 62 741 voix. Elle devance la CGT qui, à 24,85 %, est reléguée en deuxième position – une situation inédite depuis la constitution de cette organisation en 1895.

Le syndicalisme CFDT conforté

« Alors que beaucoup pensaient cela impossible il y a quelques années, nous vivons un profond bouleversement du paysage syndical, souligne Laurent Berger. Et si, depuis 2013 nous étions convaincus que c’était possible, nous n’imaginions pas un tel écart aujourd’hui ! » Il faut dire que tandis que la CFDT progresse, la CGT régresse fortement en points (–1,96 point) et en nombre de voix (–58 189).

« Cette première place confirme que notre type de syndicalisme, capable de regarder la réalité en face pour mieux la transformer, capable de faire des propositions, de s’engager dans la négociation et d’obtenir des résultats concrets, répond aux attentes des salariés », a salué le secrétaire général de la CFDT. De fait, alors que les organisations syndicales dites réformistes sont dans une dynamique plus ou moins forte de progression, les organisations dites contestataires marquent plus ou moins le pas : la CFE-CGC progresse ainsi de 1,25 point à 10,67 %, la CFTC de 0,19 point à 9,49 % et l’Unsa de 1,21 point à 5,35 % ; dans le même temps, FO perd 0,42 point à 15,59 % et Sud reste stable à 3,46 % (–0,1 point).

En poids relatif (recalculé sur la base des organisations ayant franchi le seuil des 8 % pour être représentatives au niveau national interprofessionnel), la CFDT atteint 30,32 % – ce qui la met en position de pouvoir signer seule un accord au niveau national interprofessionnel.

Un rassemblement des militants le 3 octobre prochain

Immédiatement après l’annonce des résultats, ce 31 mars au Haut Conseil du dialogue social, Laurent Berger a tenu à souligner que « ce résultat est celui de milliers de femmes et d’hommes qui, chaque jour, s’engagent auprès de leurs collègues pour les défendre, les accompagner, obtenir de nouveaux droits qui améliorent leur quotidien. Ce sont les militantes et militants CFDT, qui obtiennent la confiance et le vote des salariés et peuvent être fiers de ce qu’ils accomplissent chaque jour. Avec eux, le syndicalisme français vient de changer de visage ! » Un rassemblement de plus de 10 000 militants, le 3 octobre prochain, permettra d’amplifier la dynamique.

Les quatre appels de la CFDT

Conscient du poids et de la responsabilité qui vont de pair avec cette première place, Laurent Berger a saisi l’occasion pour lancer quatre appels. Aux futurs gouvernants de ce pays, une mise en garde : « Il n’y a pas, et il n’y aura pas de progrès économique et social durable sans un dialogue social de qualité, s'appuyant sur des organisations syndicales solides et reconnues de l’entreprise au national en passant par la branche et les territoires. » Il a invité patronat et employeurs à « donner davantage d’espaces à un dialogue social fondé sur la reconnaissance d’intérêts contradictoires mais cherchant le compromis utile à tous » et à « partager davantage le pouvoir économique avec ceux qui représentent l’intérêt des salariés » : « Le syndicalisme change... alors changez aussi ! » Aux autres organisations syndicales « qui partagent notre conception de la démocratie sociale et du progrès social », il a proposé : « Travaillons davantage ensemble, malgré nos différences et nos divergences. Les salariés attendent de nous des résultats et nous serons plus forts ensemble pour les obtenir. » Enfin, il a appelé les salariés à rejoindre la CFDT afin de « développer ensemble ce syndicalisme constructif et utile pour chacun ». Et contribuer à écrire une nouvelle page du syndicalisme. Avec l’ambition, affirmée par le secrétaire général, de « devenir première organisation syndicale dans le public comme dans le privé » lors des élections dans la fonction publique, en 2018.

aseigne@cfdt.fr

Une majorité de salariés aiment leur travail, mais ils en jugent la charge "excessive" et 36% déclarent avoir déjà fait un burn out. 

C'est ce que révèle l'enquête de la CFDT réalisée auprès de 200.000 personnes. L'enquête "Parlons travail" a été réalisée en ligne entre septembre et décembre 2016 pour mettre ce sujet au coeur du débat présidentiel. 
"C'est une enquête ambivalente, parce qu'elle montre que les travailleurs ont besoin de davantage de coopération, qu'ils en ont assez d'une vision verticale du travail, où on leur impose des choses", a commenté Laurent Berger sur Europe 1. 
Articuler vie professionnelle et vie personnelle 
Pour le secrétaire général de la CFDT, cette enquête prouve aussi qu'il y a "une volonté d'articuler la vie professionnelle et la vie personnelle et d'avoir un peu de libre choix". C'est pour cela que la CFDT propose "une banque du temps tout au long de la vie", a-t-il ajouté. 
Une vingtaine de thèmes 
L'étude fait le point sur une vingtaine de thèmes : santé, temps de travail, vie au travail, parcours professionnel, chômage, salaires, discriminations, syndicats, sexisme, stress, grève... Selon la première analyse des résultats, 35% des sondés considèrent que leur travail nuit à leur santé. En outre, à cause de leur travail, 44% disent ressentir souvent des douleurs physiques, 34% dorment mal et 36% ont fait un burn out. 51% critiquent une charge de travail qu'ils jugent "excessive", 58% déclarant ne pas avoir le temps de le faire "correctement". Une des causes des problèmes de santé engendrés par le travail serait son intensification et sa charge. Dans ce contexte, 97% des personnes interrogées considèrent qu'il est juste de tenir compte de la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite et 59% que cela ne serait "pas compliqué". 
Les salariés en demande d'autonomie 
Le manque d'autonomie est la seconde source de mal-être au travail : 74% préféreraient plus d'autonomie à plus d'encadrement. Pour 42%, la durée légale du temps de travail "n'est pas le problème". Jusqu'à 39 heures par semaine, ils sont plus de 65% à penser que les horaires s'accordent bien avec leur vie personnelle. Entre 40 et 47 heures, ils ne sont plus qu'un salarié sur deux à le penser et moins de 30% au-delà de 48 heures. 32% préféreraient travailler moins et 66% gagner plus. Enfin, 77% disent aimer leur travail, sont fiers de ce qu'ils font (57%) et ne travaillent pas avant tout pour gagner le plus d'argent possible (54%). "Même si 81% des répondants travaillent avant tout pour subvenir à leurs besoins, l'engagement au travail dépasse la contrepartie financière", a souligné la CFDT, qui a présenté cette étude comme la plus importante jamais réalisée en France. 
Des candidats appelés à réagir
François Fillon et Benoît Hamon interviendront dans l'après-midi au siège de la CFDT, à Paris. Jean-Luc Mélenchon sera, lui, représenté par son porte-parole, Alexis Corbière. Une intervention filmée d'Emmanuel Macron est également prévue. Marine Le Pen n'a, pour sa part, pas été conviée, parce qu'elle "porte une vision de notre pays, du monde du travail, totalement incompatible avec celle de la CFDT", a lancé Laurent Berger.
Le danger, on le combat, c'est le Front national "Dans cette élection, il y a beaucoup d'enjeux et un danger. Le danger, on le combat, c'est le Front national", a-t-il ajouté.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/economie/enquete-cfdt-77-des-francais-aiment-leur-travail-16-03-2017-11437022.php#closePopUp
 
Plus sur... 
 

Quatre ans après la loi, le décret d’applications sur le télétravail dans la fonction publique est paru. Pas vraiment de surprise, mais des détails à noter. Voilà, pour l’agent, comment demander un télétravail. Et pour l’autorité territoriale, comment traiter cette demande.

 
Si l’article 133 de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 a consacré la possibilité pour les agents publics (fonctionnaires ou non) et les magistrats d’exercer leurs fonctions dans le cadre du télétravail, le décret censé en fixer les conditions d’application n’avait toujours pas été adopté près de quatre ans après l’entrée en vigueur de la loi. C’est désormais chose faite.
Néanmoins, le Conseil d’État a jugé que si l’article 133 précité renvoyait à un décret le soin de définir les modalités de sa mise en œuvre, l’application des dispositions n’était pas manifestement impossible en l’absence de mesures réglementaires.
 

Les employeurs publics pouvaient donc, bien avant la publication du décret du 11 février, organiser le télétravail au sein de leurs services.

 
Les employeurs publics pouvaient donc, bien avant la publication du décret du 11 février, organiser le télétravail au sein de leurs services. Il leur appartient aujourd’hui de mettre leurs règles internes en conformité avec ledit décret.

Lire aussi sur ce sujet : Quand le télétravail est compatible avec la fonction publique
 

Une définition du télétravail similaire à celle du code du travail

Ce décret reprend peu ou prou la définition du télétravail fixée à l’article L.1222-9 du code du travail, qu’il définit comme toute forme d’organisation du travail, dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux de son employeur sont réalisées hors de ces locaux de façon régulière et volontaire, en utilisant les technologies de l’information et de la communication. Le décret précise que les périodes d’astreintes ne sont pas du télétravail.
 

La nécessité d’encadrement du télétravail

Une délibération de l’organe délibérant doit fixer :
- les activités éligibles au télétravail ;
- la liste et la localisation des locaux professionnels éventuellement mis à disposition par l’administration pour l’exercice des fonctions en télétravail, le nombre de postes de travail qui y sont disponibles et leurs équipements. En effet, le télétravail peut être également organisé dans des locaux professionnels distincts de ceux de l’employeur public et du lieu d’affectation ;
- les règles à respecter en matière de sécurité des systèmes d’information et de protection des données , de temps de travail, de sécurité et de protection de la santé ;
 

Le télétravail peut être également organisé dans des locaux professionnels distincts de ceux de l’employeur public et du lieu d’affectation.

 
- les modalités d’accès des institutions compétentes sur le lieu d’exercice du télétravail afin de s’assurer de la bonne application des règles applicables en matière d’hygiène et de sécurité ;
- les modalités de contrôle et de comptabilisation du temps de travail ;
- les modalités de prise en charge, par l’employeur, des coûts découlant directement de l’exercice du télétravail, notamment ceux des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci ;
- les modalités de formation aux équipements et outils nécessaires à l’exercice du télétravail ;
- la durée de l’autorisation si elle est inférieure à un an.
Cette délibération est prise après avis du comité technique, porté à la connaissance du CHSCT compétent.
Un bilan annuel du télétravail doit être présenté aux comités techniques et d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail compétents.
 

Au moins deux jours par semaine sur son lieu de travail

Le temps de présence de l’agent sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à 2 jours par semaine, de sorte que la quotité des fonctions pouvant être exercées sous la forme du télétravail ne peut être supérieure à 3 jours par semaine. Le décret permet néanmoins d’apprécier ces quotités sur une base mensuelle.
Il est possible de déroger à ces règles, à la demande de l’agent dont l’état de santé le justifie et après avis du médecin de prévention ou du médecin du travail, pour une période de 6 mois maximum, renouvelable une fois après avis de ce médecin.
 

À l’initiative de l’agent… après autorisation

Il appartient à l’agent de demander, par écrit, à exercer ses fonctions sous la forme du télétravail, en précisant les modalités d’organisation souhaitées (jours de la semaine travaillés en télétravail et lieu(x) d’exercice).
L’autorité territoriale, saisie d’une demande, en apprécie la compatibilité avec la nature des activités exercées et l’intérêt du service, et, lorsque le télétravail a lieu au domicile de l’agent, la conformité des installations aux spécifications techniques précisées par l’employeur.
 

L’autorisation est donnée pour un an maximum et peut être renouvelée par décision expresse.

 
L’autorisation est donnée pour un an maximum et peut être renouvelée par décision expresse, après entretien avec le supérieur hiérarchique direct et sur avis de ce dernier.
L’autorisation mentionne :
- les fonctions de l’agent exercées en télétravail ;
- le(s) lieu(x) d’exercice en télétravail ;
- les jours de référence travaillés, d’une part, sous forme de télétravail et, d’autre part, sur site, compte tenu du cycle de travail applicable à l’agent, ainsi que les plages horaires durant lesquelles l’agent est à la disposition de son employeur et peut être joint, par référence au cycle de travail ou aux amplitudes horaires de travail habituelles ;
- la date de prise d’effet de l’exercice des fonctions en télétravail et sa durée ;
- le cas échéant, la période d’adaptation et sa durée, qui ne peut excéder trois mois.
 

La notification de l’autorisation de télétravail est accompagnée d’un document d’information indiquant les conditions d’application.

 
La notification de l’autorisation est accompagnée d’un document d’information indiquant les conditions d’application à la situation professionnelle de l’intéressé de l’exercice des fonctions en télétravail (notamment nature et fonctionnement des dispositifs de contrôle et de comptabilisation du temps de travail ; nature des équipements mis à disposition et leurs conditions d’installation et de restitution, conditions d’utilisation, de renouvellement et de maintenance de ces équipements et de fourniture, par l’employeur, d’un service d’appui technique).
L’agent se voit également communiquer une copie des règles fixées par la délibération de l’organe délibérant et un document rappelant ses droits et obligations en matière de temps de travail et d’hygiène et de sécurité.
 

Un refus nécessairement motivé

En cas de refus opposé à une demande initiale ou de renouvellement formulé par un agent exerçant des activités éligibles en application des règles internes fixées par l’employeur public, ou en cas d’interruption du télétravail à l’initiative de l’administration, l’agent doit être reçu préalablement en entretien et la décision prise par l’administration doit être motivée.
Par ailleurs, si le décret prévoit, dans cette hypothèse, la possibilité pour un agent de la fonction publique d’État de saisir la commission administrative paritaire ou la commission consultation paritaire de la décision qui lui est opposée, un tel dispositif n’a curieusement pas été prévu pour les agents de la fonction publique territoriale, qui n’auront donc pas d’autre possibilité que de saisir le juge administratif.
 

La possibilité de mettre fin au télétravail de manière anticipée

Il peut ensuite être mis fin au télétravail pendant la période d’adaptation de trois mois maximum, mais un délai de prévenance d’un mois doit être respecté. Il peut également être mis fin au télétravail à tout moment (en dehors de cette période d’adaptation), sous réserve de respecter un délai de prévenance de deux mois.
Cette cessation anticipée du télétravail intervient par écrit, à l’initiative de l’agent ou de l’administration, étant précisé que cette dernière peut réduire le délai de prévenance en cas de nécessité du service dûment motivée.
 

La situation de l’agent bénéficiant du télétravail

L’agent qui exerce ses fonctions en télétravail bénéficie des mêmes droits et obligations que les autres agents.
Le décret a également repris la disposition de l’article L.1222-10 du code du travail imposant à l’employeur de prendre en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci.
Enfin, le CHSCT peut réaliser une visite sur le lieu d’exercice des fonctions en télétravail. Mais, lorsque le télétravail s’exerce au domicile de l’agent, l’accès à son domicile est subordonné à son accord dûment recueilli par écrit.
 
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Service à temps partiel pour raison thérapeutique / période de préparation au reclassement / prise en charge des incapacités temporaires reconnues imputables au service

L’accès au service à temps partiel pour raison thérapeutique est facilité. Désormais, le fonctionnaire concerné peut y avoir accès sans avoir bénéficié au préalable, pour une même affection, d’un arrêt maladie d’une durée de six mois consécutifs. Le comité médical compétent n’est plus consulté si le médecin traitant du fonctionnaire et le médecin agréé rendent un avis favorable concordant. / Le fonctionnaire reconnu inapte à l’exercice de ses fonctions a désormais droit à une période de préparation au reclassement avec traitement d’une durée maximale d’un an afin de lui permettre d’envisager d’occuper un nouveau poste de travail compatible avec son état physique. / Le mode d’octroi du congé avec traitement dans le cas d’une invalidité temporaire imputable au service est clarifié.

Des propositions chocs mais encore floues sur le secteur public

 
 
Après sa large victoire au second tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon va devoir préciser et affiner ses propositions pour le service public, marqueur de son programme. Fonction publique, collectivités, éducation : retour sur les principales idées de réformes concernant ces secteurs.

 
Quelles réformes et surtout quel degré de réforme ? Au lendemain de la victoire triomphale de François Fillon face à Alain Juppé à l'issue du second tour de la primaire de la droite en vue de la présidentielle, intervenu le 27 novembre, de nombreuses interrogations subsistent quant au projet de l'ex-Premier ministre, qui a fait du service public l'un des axes forts de sa campagne. Alors que beaucoup d'observateurs s'interrogent sur la faisabilité du programme et sur la capacité à le faire accepter tel quel par toutes les composantes de sa famille politique et surtout par les Français d'ici les cinq prochains mois, François Fillon n'a pour l'instant donné aucun signe d'adoucissement ou d'inflexion.
Dans son discours depuis son QG parisien, sur fond de “Fillon président !", l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a déclaré avoir “le devoir de vaincre l'immobilisme et la démagogie” et clamé que “la gauche, c'est l'échec, l'extrême droite, c'est la faillite”. “La France ne supporte pas son décrochage, la France veut des actes”, a-t-il dit en fustigeant le “quinquennat pathétique” de François Hollande. Il faut “repartir de l'avant comme nous ne l'avons jamais fait depuis trente ans”, a proclamé l'ex-Premier ministre, promettant un “changement complet de logiciel”. “Personne ne devra se sentir exclu d'une société que je veux plus juste et solidaire (...). Rien n’arrête un peuple qui se dresse pour son avenir.”
Le désormais candidat de la droite et du centre à la prochaine élection présidentielle, qui s'est engagé à n'accomplir qu'un seul mandat à l'Élysée, fait de la réduction du nombre de fonctionnaires le marqueur de son projet. L'échéance courte de 2022 l'a incité à ne pas s'aventurer sur le terrain des institutions – qui ont pourtant, estime-t-il, “plein de défauts” – pour se concentrer sur ce qu'il juge essentiel. Peu de détails ont été donnés sur le fond et la méthode, mais sur la forme, les objectifs sont affichés assez clairement.
Suppressions de postes. Pour ramener de 56 à 49 % le poids de la dépense publique dans le PIB, l’ancien Premier ministre François Fillon entend ainsi réduire de 500 000 postes le nombre d’emplois de fonctionnaires. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, 150 000 postes avaient été supprimés.
Temps de travail des fonctionnaires. L’ex-Premier ministre propose d’augmenter le temps de travail des agents publics à 39 heures hebdomadaires, contre 35 actuellement, “ce qui représentera un gain de temps de travail d’environ 10 %”, affirme-t-il dans son programme. Le député de Paris a aussi avancé l'idée de ne rémunérer les 39 heures qu'au niveau de 37 heures, en évoquant des contreparties sur les carrières et les conditions de travail.
Flexibilité du statut et modernisation. François Fillon souhaite réformer “de façon à limiter les recrutements de fonctionnaires sous statut aux missions dont la nature et la durée le justifient”.
Jour de carence. L'ancien Premier ministre propose de revenir sur le sujet épineux du jour de carence dans la fonction publique. Sur ce point, il souhaite réintroduire un jour de carence en cas d’arrêt maladie. Pour rappel, l’abrogation du jour de carence, à compter du 1er janvier 2014, avait fait repartir à la hausse le nombre d’arrêts de courte durée, dans les collectivités locales notamment, soulignait la Cour des comptes dans son rapport annuel sur les finances publiques locales.
Harmonisation des régimes de retraite. L’âge légal de départ à la retraite doit être porté à 65 ans. “Dans un souci de justice et d’équité entre les Français”, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy entend inscrire dans la Constitution l’égalité des régimes sociaux de retraite, et ce tout en appelant à un référendum.
Collectivités territoriales. Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la nouvelle carte régionale s’est faite “sans concertation, sans réflexion prospective et sans véritable projet territorial”, affirme François Fillon. Ce dernier souhaite en effet s’interroger “sur l’opportunité d’abroger ces lois” de décentralisation et poser la question de la fusion des départements et des régions par référendum. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy se prononce également pour le retour du “conseiller territorial”, sorte de fusion entre le conseiller régional et le conseiller départemental. Concernant les intercommunalités, dont les nouveaux périmètres entreront en vigueur le 1er janvier prochain, le candidat appelle également à la souplesse dans la constitution de ces dernières. François Fillon souhaite aussi abroger le seuil minimal de population nécessaire à la création des communautés de communes, fixé aujourd’hui à 15 000 habitants, comme le prévoit la loi NOTRe.
Éducation. Le député Patrick Heztel, soutien de François Fillon, l’assure : “Aucune répartition [des suppressions de postes] n’a été effectuée. Il y aura des arbitrages le moment venu. Nous nous réservons l’explication détaillée du programme pour la campagne présidentielle.” Avec François Fillon, tous les enseignants du second degré devront passer 4 heures de plus par semaine dans leur établissement, un temps consacré “à de nouvelles formes de contact avec les parents, notamment dans les secteurs défavorisés, pour expliquer la contribution qu’ils peuvent apporter au succès scolaire de leur enfant”. 
François Fillon veut laisser aux collèges et aux lycées la possibilité de gérer la totalité de leur dotation horaire globale pour mieux répondre aux besoins des élèves. Il a bien inscrit dans ses tablettes la “revalorisation des traitements”, mais elle se fera “en maîtrisant l’évolution de l’effectif, ce qui passe par un meilleur déploiement” des professeurs en poste dont les plus “méritants” se verraient offrir une “promotion accélérée”.
 

 

Les taux d’encadrement périscolaires pérennisés : mobilisation le 5 septembre

La CFDT et le syndicat CFDT INTERCO 95 font part de leur tristesse et de leur indignation après l'attentat survenu à Nice le 14 Juillet.

Allez voir dans la page actualités du syndicat, Le document sur les résultats fédéraux pour 2015 et aussi les résultats de la CFDT aux élections professionnelles de la Communauté d’ Agglomération Plaine Vallée et les dernières nouvelles de notre section de Goussainville et n’oubliez pas de faire un petit tour sur notre page Photos pour voir  les dernières photos mises sur le site.

Pour signer la pétition mise en ligne par le UFFA CFDT sur le point d'indice aller sur notre page liens ou copier cet lien sur votre navigateur https://secure.avaaz.org/fr/petition/Au_gouvernement_et_aux_parlementaires_JE_SUIS_FONCTIONNAIRE_JE_SUIS_CONTRACTUE

Vidéo de Laurent Berger le 12/03/2016 sur la loi travail 

 

Revalorisation de l'indemnisation des astreintes

INTERCO 95
14, rue de la Bastide

95805 Cergy-Pontoise

Téléphone : 01 30 32 67 53

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